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L’IA dans le gaming : cette techno qu’on déteste mais qu’on utilise tous les jours (sans le savoir)

Bon, soyons honnêtes – tout le monde crache sur l’intelligence artificielle en ce moment. Pourtant, si vous jouez avec le DLSS activé ou le ray tracing, eh bien… surprise : vous utilisez déjà de l’IA.

Et c’est là que ça devient bizarre, voire carrément paradoxal.

Quand l’ennemi dort dans ton PC

L’IA s’est glissée dans nos machines de gaming comme un chat qui entre discrètement dans une pièce – vous ne l’avez pas invitée, mais elle est là, installée confortablement. Le DLSS (cette technologie de NVIDIA dont tout le monde parle), le ray tracing qui fait briller les flaques d’eau de manière hyper-réaliste, la génération d’images… tout ça repose sur des algorithmes d’intelligence artificielle à des degrés divers.

Je me souviens encore de ma première expérience avec le ray tracing dans Cyberpunk 2077 – les reflets dans les vitrines me donnaient presque le vertige, tellement c’était immersif. Mais voilà : derrière cette magie visuelle, il y avait justement cette IA que je critique volontiers autour d’un café.

FSR d’AMD aussi, d’ailleurs. Toutes ces technos deviennent mainstream, que ça nous plaise ou… non.

Le grand paradoxe (et la facture salée)

Parlons cash : les prix des composants PC ont littéralement explosé. Les GPU ? Hors de prix. La RAM ? N’en parlons même pas. Et devine qui est en partie responsable – l’IA, évidemment, avec sa demande insatiable en puissance de calcul pour entraîner des modèles et faire tourner ChatGPT et consorts.

C’est facile de dire que « l’IA ruine le gaming ». Franchement ? C’est pas totalement faux. Quand tu vois les prix actuels, la colère monte naturellement – c’est viscéral, presque. On a l’impression que notre passion devient inaccessible à cause d’une technologie qu’on n’a jamais vraiment demandée.

Mais (oui, il y a un « mais »)…

Intégrée jusqu’à l’os

L’IA est désormais ancrée – et j’insiste sur ce terme – dans l’architecture même des GPU et CPU modernes. C’est comme essayer de retirer le sucre d’un gâteau déjà cuit. Impossible. Les fabricants ont décidé que c’était l’avenir, et maintenant nous vivons avec les conséquences, bonnes ou mauvaises.

Tu achètes une RTX 4070? Tu achètes des cœurs Tensor. Tu prends un processeur récent? Il a probablement des instructions spécifiques pour l’IA. C’est partout. Littéralement impossible d’y échapper en 2025.

Est-ce que ça vaut le coup, au final?

Question à 1000 euros (ou plutôt à 1500 euros vu le prix d’une bonne carte graphique) : les avantages compensent-ils les problèmes?

Honnêtement – et je pèse mes mots – probablement pas. Pas encore, en tout cas. Les hausses de prix sont trop brutales, les pénuries trop fréquentes… c’est comme si on nous vendait un rêve en nous faisant payer le prix d’un cauchemar logistique.

Mais voilà le truc (et c’est là que ça devient compliqué dans ma tête) : dire simplement « je rejette toute l’IA » en gaming, c’est… comment dire… c’est ignorer qu’on l’utilise déjà massivement. Le scepticisme est légitime – je le partage d’ailleurs, croyez-moi – mais la réalité technique est plus nuancée, plus grise que noir et blanc.

L’IA dans nos jeux, c’est un peu comme découvrir qu’il y a du plastique partout dans nos océans : on peut être en colère (et on devrait l’être), mais ça ne change pas le fait que c’est déjà là, intégré dans l’écosystème. Maintenant, la vraie question c’est : qu’est-ce qu’on fait avec?

Parce que spoiler alert – elle va pas disparaître de sitôt.

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