Quand on assemble une bête de course dans un aquarium high-tech – spoiler : ça dépote grave
Geekowatt vient de balancer une config gaming qui fait mal… au portefeuille surtout. RTX 5090, Ryzen 9950X3D, le tout dans un Hyte Y70 Touch Infinite noir de chez noir. Les chiffres ? 158 fps sur Marvel Rivals, presque 220 sur F1 2025. En 4K, hein. Pas en 1080p de mes débuts gaming.
Bon, franchement – et là je vais être direct avec vous – cette machine c’est un peu comme acheter une Ferrari pour aller chercher le pain. Mais quelle Ferrari ! Le monde du PC gaming vient de se prendre une claque avec cette config montée par Geekowatt, qui combine (attendez de voir) le design complètement ouf du boîtier Hyte Y70 version tactile avec… bah tout ce qui se fait de mieux sur le marché en gros.
C’est pas juste la puissance brute qui impressionne ici — même si croyez-moi, elle impressionne — c’est surtout cet équilibre presque zen entre esthétique et performances. Genre, tu peux le regarder ou tu peux jouer avec, et dans les deux cas t’es content. Bizarre comme sensation.
Le Hyte Y70 Touch Infinite : un aquarium pour composants (et un écran tactile parce que pourquoi pas)
Alors le boîtier. Déjà, faut savoir que c’est pas n’importe quel boîtier – le Hyte Y70 c’est genre l’évolution du Y60 que le créateur a utilisé pendant des années comme son PC perso. Et apparemment ce Y60 il était tellement bien qu’il finissait toujours dans les tops des meilleurs boîtiers de l’année. Vous voyez le niveau.
Cette nouvelle version Touch Infinite (TI pour les intimes) elle apporte un truc complètement dingue : un écran tactile 2,5K avec 10 points de contact sur la façade. Ouais, vous avez bien lu. Un écran. Sur le boîtier.
Avec cet écran vous pouvez afficher vos températures, votre utilisation CPU/GPU, ou — et c’est là que ça devient absurde — jouer à Tetris via le soft Hyte. Parce que bon, quand tu viens de claquer 3000 balles dans une config, ce que tu veux c’est jouer à Tetris sur ton boîtier. Logique ! (Non mais sérieux c’est cool quand même.) Y’a une connexion USB 2.0 qui gère le tactile, plus un port DisplayPort pass-through derrière qui te permet carrément d’utiliser l’écran comme un vrai moniteur Windows. Genre un deuxième écran. Sur. Ton. Boîtier.
Le design « fish tank » – comprenez aquarium pour ceux qui ont séché les cours d’anglais – reste fidèle à la philo de Hyte. L’air il entre par en bas et sur les côtés, et il sort par le haut et l’arrière. Simple, efficace, et surtout ça claque visuellement. La version noire testée ici… putain elle est belle. Plus que la blanche même, selon le testeur. Ça crée une sorte de toile vierge qui met en valeur tous les composants RGB sans que ça fasse sapin de Noël.
Les détails, parlons-en ! Les lamelles d’aération à l’arrière elles suivent parfaitement celles du dessus dans un style cascade, tu vois le truc ? L’accessibilité elle est au top : tous les panneaux se démontent sans outils (merci la vie), y’a un espace dingue pour les câbles derrière, l’alim’ elle va en bas, les cages pour HDD 3,5 pouces en haut… et les fameux passe-câbles de Hyte qui sont, comment dire, assez sophistiqués pour te simplifier la tâche.
Maintenant attention — point important qui va en frustrer plus d’un : le Y70 il impose un montage vertical de la carte graphique. Pas le choix, pas de montage horizontal traditionnel possible. Quatre slots PCIe dispo, ce qui laisse largement la place pour les cartes les plus monstrueuses du marché (coucou la 5090), mais si t’as dans l’idée de monter deux GPU… ben ce boîtier c’est pas pour toi mon gars.
Le boîtier supporte des radiateurs jusqu’à 360mm en haut avec plein de points de fixation, par contre les 420mm tu peux oublier – y’a pas la longueur. Et le panneau frontal incliné réduit un chouïa la clearance mais bon, c’est le prix à payer pour avoir un truc qui ressemble pas à une tour rectangulaire lambda, quoi.
Les composants : quand tu vises la lune (et ton compte en banque pleure)
Le cœur de cette bête c’est un AMD Ryzen 9950X3D. Le très haut de gamme de la gamme X3D – vous suivez ? Mais là où ça devient intéressant (ou pas selon ton budget), c’est que le créateur balance une vérité qui fait mal : entre le 9950X3D et le 9800X3D moins cher… ben en gaming y’a quasiment AUCUNE différence.
Genre ils s’échangent la première place selon les benchmarks et les jeux testés, avec parfois l’un qui gagne, parfois l’autre. La techno 3D V-Cache étant la même sur les deux, bah forcément. La vraie diff’ c’est le nombre de cœurs — le 9950 en a significativement plus. Super si tu fais du montage vidéo intensif, du rendu 3D ou du streaming hardcore. Pour juste jouer ? Le surcoût est pas justifié, même si t’auras peut-être 3-4 images de plus sur Marvel’s Rivals (waouh).
Carte mère : ASUS ROG Strix X870E-E Gaming WiFi. Ouais le nom est à rallonge. Le choix du chipset X870 plutôt que B850 se justifie surtout si tu prends le 9950X3D – meilleure gestion de la puissance via les VRM, plus de connectivité avec davantage d’USB Gen 5 rapides et compagnie. Mais le mec travaille aussi sur une config avec 5080 et carte mère B850 pour Geek PC, donc clairement le B850 ça tient la route pour des builds moins extrêmes (c’est-à-dire… normales).
Une critique quand même : seulement UN slot M.2 NVMe sur trois est toolless ! Les deux autres tu dois sortir le tournevis, et parfois même les tournevis multi-embouts ils rentrent pas dans l’espace dispo. C’est 2026 quoi, on devrait plus avoir à galérer avec ça. Asus si vous me lisez (vous me lisez pas) faites un effort.
Le watercooling Ryu 4 : inspiré du Trix mais avec un plus gros écran
Là on parle du Ryu 4 SLC 360 ARGB d’ASUS – un nom qui roule sur la langue comme un caillou. Ce système il est décrit comme « inspiré » du Trix (traduire : ils ont pompé l’idée mais en ajoutant leur touche). L’écran est plus grand que sur le Trix d’origine, ce qui promet selon le créateur.
Ce design hybride combine les tubes centraux cachés façon Lian Li Hydro Shift avec l’écran OLED incurvé du Trix Panorama. Les tubes au centre du radiateur ça limite la compatibilité avec certains boîtiers c’est clair, mais quand ça rentre… oh putain que c’est beau.
Les ventilateurs d’origine ? Jetés. Remplacés par des Lian Li Unifan SL Infinity Wireless qui sont apparemment les chouchous du testeur et de sa commu’. Et effectivement quand tu vois le résultat… ces ventilos sans fil ils ajoutent vraiment cette touche classe qui fait toute la diff’.
L’installation du système nécessite de temporairement retirer le riser PCIe Gen 5, fixer la carte mère avec neuf vis (trois rangées de trois — arithmétique de base), puis replacer le riser à la bonne hauteur. Le radiateur se monte en haut avec une clearance royale, et le bloc CPU s’installe via des supports plastiques qui remplacent le système AMD d’origine. Le dessus du bloc il coulisse à gauche/droite pour accéder aux vis.
La config finale c’est du Lian Li partout : en haut sur le rad’, sur les côtés, en bas pour l’admission, et un ventilo inversé à l’arrière. C’est la fête de la ventilation — et avec la puissance de cette config, croyez-moi c’est nécessaire.
RTX 5090 astral puis matrix : le moment où tu te demandes si t’as vraiment besoin de tes deux reins
Alors au départ c’était une ASUS Astral RTX 5090. Déjà pas mal hein ? Mais non, le créateur il avait commandé une ASUS Matrix RTX 5090 édition limitée. C’est celle-là qui finit dans le build final. Et là… franchement les mots manquent. Le résultat visuel est juste – comment dire – époustouflant ? Indécent ? Les deux ?
Mais attention (point important !) : claquer autant pour une 5090 c’est absolument pas obligatoire pour profiter de ce boîtier. Côté AMD une RX 9070 XT ferait très bien le taf’, et chez Nvidia la 5080 c’est l’option « mainstream » plus abordable. Bon après « abordable » dans ce contexte c’est relatif hein. Par contre il déconseille le modèle Astral si tu veux économiser sur une 5080 — va falloir choisir.
Et pour les cartes d’entrée genre RTX 5070 ou RX 9070 non-XT… franchement ce boîtier avec toutes ses fonctionnalités il a pas trop de sens. T’es mieux de mettre cet argent dans le GPU, le CPU ou (surtout vu le contexte actuel) la RAM.
L’installation de la Matrix nécessite de dégager deux slots PCIe à l’arrière. La carte elle fait plus de deux slots d’épaisseur physique mais occupe que deux lanes en largeur. L’ajustement dans le boîtier est serré – genre vraiment serré – mais elle rentre. Et quand elle est dedans… wow. Juste wow.
La RAM : parlons de l’éléphant dans la pièce (ou plutôt du portefeuille vide)
Bon là le créateur il y va franco et il aborde direct ce qui fâche : le prix de la mémoire en ce moment. Il raconte avoir reçu des tonnes de commentaires, certains gentils genre « J’adore cette config mais je peux pas l’acheter à cause de la RAM », d’autres moins sympas type « James tu perds ton temps, personne peut construire ces PC là ».
Et franchement… il a pas tort de s’inquiéter. La situation actuelle de la RAM elle est complètement — et là il utilise un mot censuré mais on comprend l’idée — délirante ? Catastrophique ? Choisissez votre adjectif préféré. Pour cette config il a mis 32 Go de DDR5, point.
Son conseil si vous avez déjà un système DDR5 : gardez votre RAM actuelle même si elle est pas terrible en quantité ou en vitesse, et attendez que les prix redescendent. Parce qu’ils vont redescendre — faut bien que ça arrive un jour non ? (Bon par contre QUAND exactement, personne le sait.) Et on est pile en pleine période de merde : la demande de RAM elle explose pendant les fêtes quand tout le monde veut monter son PC.
L’espoir vient des bundles que pourraient proposer les revendeurs genre Scan, Overclockers au UK, Newegg aux US… des packs RAM + CPU + carte mère pour limiter les dégâts et empêcher le scalping qui fait des ravages comme il y a eu avec les cartes graphiques. Parce que oui, y’a du scalping sur la RAM maintenant. On vit vraiment une époque formidable.
Le message est limpide même si déprimant : cette situation peut pas durer éternellement (enfin j’espère). Le calme reviendra (quand ?). Une vidéo dédiée au sujet est prévue mais en attendant le créateur s’excuse auprès de tous ceux qui peuvent pas monter leur PC actuellement. Et c’est triste parce que… ouais c’est vraiment triste en fait.
Stockage et alim’ : on termine l’inventaire
Pour le stockage c’est un Samsung 990 Evo Pro Gen 5 de 4 To. Les SSD ont pas (encore ?) été touchés par la flambée des prix comme la RAM, même si y’a quelques légères hausses. Donc c’est pas un mauvais moment pour acheter, rien de comparable avec le carnage sur la mémoire vive.
Conseil important ici : les SSD Gen 5 de 1 To oubliez. Pour un disque aussi rapide, 1 To c’est ridicule, et avec la prime tarifaire du Gen 5 vous êtes mieux avec un Gen 4. D’où le choix du modèle 4 To qui exploite vraiment la vitesse Gen 5 avec un espace conséquent — ça a du sens quoi.
L’alimentation c’est une Corsair RM1000X de 1000W. Avec une 5080 vous pouvez vous en sortir avec 850W, mais une 5090 elle veut du 1000W minimum, voire 1200W selon votre CPU, si vous overclockez, etc. Cette alim’ elle se distingue par ses câbles gainés en nylon individuellement qui sont plus classes que les câbles standards — du coup pas besoin d’extensions.
Les perfs : là où on arrête de parler pour regarder les chiffres
Les benchmarks ont été faits sur un écran Gigabyte GB2771QSU (fourni par Gigabyte, merci à eux). Un moniteur 4K avec fonctionnalité dual-mode, et Gigabyte propose plusieurs gammes selon vos besoins et votre budget.
Les résultats en 4K paramètres élevés… accrochez-vous :
Marvel Rivals tourne à 158 fps de moyenne. En 4K high. Cent cinquante huit images par seconde sur l’un des jeux multijoueur les plus gourmands du moment. Laissez ça infuser deux secondes.
Cyberpunk 2077 — ce jeu qui a longtemps servi de torture-test pour le matos — dépasse les 140 fps en 4K max settings. C’est juste… comment on en est arrivés là ?
Battlefield 6 atteint 136 fps moyens en 4K high, prouvant que même les FPS modernes les plus violents visuellement posent zéro problème à cette machine.
Arc Raiders balance 170,8 fps en 4K high. Cent soixante dix virgule huit. En 4K. Je répète au cas où vous auriez pas capté la première fois.
F1 2025 culmine à presque 220 fps en 4K high via le benchmark intégré. Deux cent vingt images par seconde pour un jeu de simulation automobile ultra-détaillé. On parle de framerates qu’on voyait en 1080p y’a quelques années là.
Ces chiffres ils placent cette config dans une dimension parallèle où les limites existent plus vraiment. N’importe quel jeu actuel passe comme une lettre à la poste en 4K avec des taux de rafraîchissement qui justifient vraiment un écran haute fréquence. L’asso Ryzen 9950X3D + RTX 5090 Matrix c’est une synergie qui dévore — littéralement — tout ce qui passe.
Le verdict : spectaculaire mais pas pour tout le monde (évidemment)
Le créateur conclut avec honnêteté, et ça fait du bien : cette config n’est PAS recommandée à tout le monde vu son coût complètement délirant. Par contre, pour ceux qui cherchent un boîtier d’exception, un design unique, un watercooling CPU original, et qui ont le budget (ou l’inconscience ?) nécessaire… y’a des trucs à prendre ici.
Le Hyte Y70 Touch Infinite c’est vraiment une pièce maîtresse — l’esthétique fish tank raffinée avec des fonctionnalités modernes qui marchent vraiment. Le watercooling Ryu 4 apporte cette touche visuelle qui change tout. Et les Lian Li Unifan complètent l’ensemble avec une élégance sobre.
Mais c’est l’impact visuel global qui marque vraiment. Le créateur avoue être tombé amoureux du résultat final, surtout l’intégration de la Matrix 5090 qu’il qualifie de « statement piece » (en gros : une pièce qui en jette et qui le dit). La combi avec le refroidissement CPU clairement inspiré Trix crée un ensemble cohérent qui te cloue sur place quand tu le regardes. Les ventilos Lian Li se fondent parfaitement dans le Hyte — une asso jamais testée avant mais dont le résultat dépasse toutes les attentes.
Cette config représente ce que l’industrie PC gaming peut offrir de meilleur début 2026 : perfs d’exception, esthétique travaillée jusqu’au moindre détail, innovation technique partout. Elle incarne cette évolution constante d’un secteur où les limites sont repoussées en permanence — parfois trop loin d’ailleurs.
Mais elle illustre aussi (et c’est là que ça fait mal) les défis actuels. La crise de la mémoire qui rend le PC gaming inaccessible pour énormément de passionnés. C’est frustrant, c’est injuste, et ça gâche un peu la fête.
Pour ceux dont le budget le permet — tant mieux pour vous sérieusement — c’est une démo éclatante de ce qu’un PC peut accomplir. Pour tous les autres (donc la majorité)… ben c’est une source d’inspi pour des configs plus modestes mais tout aussi satisfaisantes si vous adaptez les composants à vos besoins RÉELS et votre budget.
Parce que comme le souligne bien le créateur : le plaisir du PC gaming il réside pas uniquement dans les composants les plus chers. C’est l’équilibre trouvé entre perfs, esthétique et investissement perso qui compte vraiment.


