Arknights

Arknights: Endfield – L’aube d’une nouvelle Ère stratégique sur talos-II

Arknights: Endfield marque un tournant majeur pour la franchise en abandonnant son format tower defense d’origine au profit d’un RPG d’action 3D ambitieux et immersif. Situé sur Talos-II, un monde ravagé par une catastrophe mystérieuse, le jeu combine exploration semi-ouverte, combats stratégiques en temps réel et gestion de base approfondie pour offrir une expérience bien plus vaste que celle du titre original. Développé par Gryphline sous la supervision d’Hypergryph, Endfield ne cherche pas à remplacer Arknights — il étend son univers, enrichit son lore et propose une nouvelle porte d’entrée aussi bien pour les fans que pour les nouveaux joueurs.

Une nouvelle Ère pour l’univers Arknights

Il y a des franchises qu’on pensait connaître. Arknights en fait partie — ou du moins, faisait partie. Ce tower defense mobile, initialement lancé en 2019, a construit quelque chose d’assez rare dans l’industrie du jeu vidéo mobile : une communauté qui ne joue pas juste pour jouer, mais qui lit, qui theorise, qui s’attache aux personnages d’une manière qui dépasse largement le simple divertissement passager.

Et là arrive Endfield. Qui casse tout. Enfin — pas tout. C’est plus subtil que ça.

Arknights: Endfield se positionne comme un RPG d’action complet en 3D, développé par Gryphline (filiale internationale d’Hypergryph), et il ne se contente pas d’être une extension narrative du jeu original. Les joueurs incarnent un « Endministrator » — titre un peu bureaucratique pour quelqu’un qui doit littéralement sauver une planète — au sein d’Endfield Industries, une organisation chargée de restaurer Talos-II, planète ravagée par une catastrophe appelée le « Blight ». Des créatures hostiles, les « Ankhor », rodent partout. L’atmosphère est lourde, presque oppressante par moments.

Ce qui est fascinant — et je pèse mes mots — c’est que ce spin-off ne cherche pas à remplacer l’original. Il l’élargit. Comme si la franchise avait décidé de respirer plus profondément.

Date de sortie et plateformes : un lancement mondial coordonné

Le 22 janvier 2026. Cette date, les fans la connaissent par cœur à force d’avoir rafraîchi les pages de préinscription. Les pré-téléchargements ont débuté dès le 20 janvier — deux jours d’anticipation qui semblent dérisoires comparés aux années d’attente, mais qui ont quand même leur importance, surtout quand on parle de 105 Go à télécharger sur PC et PS5. Oui, vous avez bien lu. 105 gigaoctets. Prévoyez de la place.

Sur mobile, les choses sont plus raisonnables : environ 28 Go pour iOS et Android. Le jeu est disponible sur Google Play, l’App Store d’Apple, Steam, l’Epic Games Store, et directement via le site officiel de Gryphline. PS5 bénéficie d’une version optimisée pour la console de nouvelle génération.

Une chose à noter — et c’est presque devenu un standard de l’industrie maintenant — la progression cross-platform fonctionne avec un compte unique. Vous commencez sur PC le matin, vous continuez sur votre téléphone dans le métro. Aucune version pour Nintendo Switch ni Xbox Series n’a été annoncée à ce jour. Ce qui, pour certains joueurs, reste une déception.

Studio développeur et éditeur : l’expertise d’hypergryph et gryphline

Hypergryph. Fondé en 2017, ce studio chinois a construit sa réputation sur un seul jeu — mais quel jeu. Arknights a démontré qu’un titre mobile pouvait avoir la profondeur narrative d’un roman de science-fiction et la complexité tactique d’un jeu de stratégie PC. C’est rare. Vraiment rare.

Pour Endfield, la structure est divisée : Hypergryph supervise le développement et l’édition en Chine, tandis que Gryphline, sa filiale internationale, gère la distribution mondiale. C’est une approche pragmatique qui permet de maintenir la vision artistique tout en s’adaptant aux marchés régionaux.

Le modèle économique ? Free-to-play, avec des achats optionnels — principalement cosmétiques. Rien de révolutionnaire en 2026, mais l’équité du système a été saluée lors des phases de bêta. Les joueurs semblent rassurés, ce qui n’est pas toujours évident avec les gacha games.

Concept et gameplay : stratégie, exploration et gestion au cœur de l’action

Voilà où ça devient intéressant. Ou déroutant, selon votre perspective.

Le système de combat est dynamique — vous contrôlez directement un opérateur, les trois autres sont gérés par l’IA. Une jauge de compétence partagée encourage les attaques combinées, créant ces moments de coordination où tout s’aligne parfaitement et où on ressent cette satisfaction presque physique d’un plan bien exécuté. Les moments tactiques clés demandent de la précision, une touche héritée du tower defense original qui s’intègre de façon étonnamment fluide.

Mais — et c’est là que beaucoup de gens ont été surpris — le combat n’est qu’une moitié du jeu.

L’autre moitié, c’est la gestion de base. Inspiré ouvertement par Factorio et Satisfactory, ce système vous pousse à construire des installations industrielles, automatiser la collecte de ressources, planifier des expéditions. Ce n’est pas un mini-jeu décoratif. C’est fondamental. La survie sur Talos-II dépend autant de votre infrastructure que de votre puissance au combat — peut-être même davantage, par certains moments. J’ai passé une heure à optimiser des lignes de production lors de la bêta, complètement absorbé, avant de réaliser que j’avais oublié d’explorer la zone principale de la session.

C’est ce genre de jeu.

Caractéristiques principales et innovations

Les combats hybrides mélangent action en temps réel et tactiques stratégiques avec une fluidité qui surprend. Le placement de tours ou de pièges en plein combat — hommage direct à la franchise — ajoute une dimension qui distingue Endfield de ses concurrents dans le genre.

Le monde semi-ouvert de Talos-II évolue en fonction des actions du joueur. Les environnements, rendus via l’Unreal Engine 4, sont détaillés et visuellement convaincants sur toutes les plateformes — y compris, chose notable, avec du ray tracing sur les iPads compatibles. Chaque région réagit, change. L’immersion est réelle.

La gestion de base, comme mentionné, est centrale et profonde. Usines automatisées, gestion des ressources, extension territoriale — tout est connecté au lore. Ce n’est pas artificiel. Dans l’univers d’Endfield, reconstruire l’industrie c’est la résistance.

La narration continue l’histoire de l’univers Arknights avec des cutscenes étendues et des dialogues approfondis. Les opérateurs ont des histoires personnelles qui enrichissent le monde d’une manière qui dépasse souvent les attentes du genre.

Pourquoi le jeu attire l’attention

L’héritage d’abord — la base de fans d’Arknights est massive, dévouée, et exigeante. Ce public ne pardonne pas facilement les trahisons artistiques. Le fait qu’Endfield ait reçu des retours positifs lors des bêtas est donc significatif ; ce n’était pas acquis.

Le mélange de genres attire un spectre large : fans de RPG, amateurs de jeux de survie, joueurs de simulation industrielle. C’est une proposition audacieuse qui risquait de ne satisfaire personne complètement — et qui semble, contre toute attente, satisfaire beaucoup de monde.

Les préinscriptions se comptent en millions. Ce chiffre dit quelque chose, même si les préinscriptions ne garantissent pas la rétention à long terme. La vraie question — celle que personne ne peut vraiment répondre avant plusieurs mois de live — c’est si le contenu endgame tiendra ses promesses.

En résumé : L’Aventure sur Talos-II Vous Attend

Arknights: Endfield est, au fond, un pari. Hypergryph a pris une franchise de niche — adorée mais niche — et l’a transformée en quelque chose de beaucoup plus ambitieux. Un RPG d’action en monde semi-ouvert avec une gestion de base stratégique, disponible sur quatre plateformes simultanément, gratuit à télécharger.

Est-ce que ça pouvait mal tourner ? Absolument. Est-ce que ça semble fonctionner ? Oui — prudemment, mais oui.

Talos-II vous attend depuis le 22 janvier 2026. La planète est hostile, les ressources sont rares, et les Ankhor ne font pas de cadeaux. Mais quelque chose dans ce chaos organisé — cette tension entre la destruction du monde et la nécessité de le reconstruire pièce par pièce — crée une expérience qui reste. Longtemps après qu’on ait éteint l’écran

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