Build PC Gaming Blanc 2026 : Quand Assembler sa Machine Devient un Acte de Résistance Face aux Prix Délirants

Plus de 140 FPS en 1440p – mais à quel prix, vraiment ?

Bon, je vais être direct avec vous. Construire un PC gaming en 2026, c’est un peu comme essayer de faire ses courses avec un budget étudiant dans une épicerie fine parisienne… sauf que là, c’est la RAM qui coûte le prix du caviar. Et franchement ? Ça commence à bien faire.

ROYAUME-UNI – Un spécialiste britannique du hardware vient de dévoiler une configuration gaming entièrement blanche (parce que oui, l’esthétique compte, ne me faites pas croire le contraire) qui cartonne littéralement sur les derniers jeux AAA. Le truc, c’est qu’il a dû ruser. Économiser vingt euros ici, trente euros là-bas. C’est presque devenu un sport olympique.

La pièce maîtresse ? Une AMD Radeon RX 9070 XT dans sa version Asus Prime, aux alentours de 650 balles. Oui je sais, certains vont préférer le Power Color Hound qui est – avouons-le – légèrement plus sexy visuellement parlant, mais bon… payer une prime pour quelques LED supplémentaires quand on peut claquer cet argent ailleurs, ça relève de la folie douce.

Des perfs qui font mal (dans le bon sens)

Et là, attention, accrochez-vous parce que les chiffres font plaisir à voir.

Battlefield 6 en 1440p avec les paramètres poussés ? Plus de 140 FPS de moyenne. CENT QUARANTE. Je me souviens encore quand on se battait pour atteindre 60 FPS stable il y a quelques années, c’était comme chercher le Graal… maintenant on crache sur du 140, allez comprendre. Marvel’s Rivals – ce petit nouveau qui cartonne méchamment en ce moment – tourne à plus de 130 images par seconde. F1 2025 (mon péché mignon personnel, je l’avoue) explose littéralement les compteurs avec ses 230 FPS en ultra.

Mais attendez, ça devient encore plus intéressant en 4K.

Arc Raiders, ce jeu qui bouffe du CPU comme moi je bouffe du chocolat un dimanche soir devant Netflix, dépasse allègrement les 90 FPS moyens. Cyberpunk – ah, Cyberpunk… ce titre maudit qui historiquement favorise Nvidia et qui a fait pleurer tant de configs AMD – tient un respectable 76 FPS. C’est pas explosif, certes, mais c’est largement jouable et fluide.

Fortnite ? Testé en 1080p mode compétitif (tout au minimum sauf la distance d’affichage), ça monte à 280 FPS. Bon, là c’est un peu de la triche j’avoue, mais ça montre le potentiel brut de la bête.

La carte mère, ou comment Gigabyte a surpris tout le monde

Alors là, je dois dire… Gigabyte a sorti un truc vraiment malin avec leur Eagle Wi-Fi 7 Ice en B850. Environ 150 euros, c’est carrément le prix le plus bas pour du blanc sur le marché actuellement – j’ai vérifié trois fois parce que je n’y croyais pas.

Évidemment (parce qu’il y a toujours un « évidemment »), des compromis ont été faits. Le panneau arrière révèle quelques… disons, choix vintage. Le dongle Wi-Fi fait un peu « sorti des cartons de 2018 », la sortie audio optique a disparu (RIP), et tenez-vous bien : il y a même un port PS/2 ! Oui oui, ce truc pour brancher les claviers et souris de l’ère Jurassique. Je ne sais pas qui chez Gigabyte a pensé que c’était une bonne idée en 2026 mais bon.

Par contre – et c’est là que ça devient intéressant – la connectique moderne est bien présente : USB-C 5 Gbps, plusieurs USB 3.2, Ethernet 2,5 gig. L’essentiel est là quoi.

Visuellement ? Un régal pour les yeux. Les slots RAM blancs, le cache socket blanc, les supports blancs, même les rails PCI Express sont blancs ! C’est rare de voir ce niveau d’attention aux détails. Trop souvent les fabricants font du blanc à moitié, genre « on met un dissipateur blanc et basta » – là non, ils ont vraiment joué le jeu.

Le seul vrai défaut : un seul radiateur M.2. Pour votre SSD Gen 5 principal ça passe nickel, mais si vous voulez empiler les disques… ben vous allez avoir chaud. Littéralement.

Stockage : Team Group et l’art du compromis intelligent

Un MP44L de 1 To chez Team Group. Voilà voilà. C’est pas le SSD le plus tape-à-l’œil du marché, on est d’accord – c’est même carrément un modèle « nobody » dans l’univers du hardware. Mais écoutez… pour du gaming pur ? Ça fait largement le taf.

Les temps de chargement restent excellents, Windows démarre en un clin d’œil. Et puis franchement, entre un SSD à 120 euros et un autre à 80 qui fait 90% du boulot… le choix est vite fait non ? Surtout quand chaque euro économisé peut partir dans la RAM (oui, je radote, mais c’est parce que les prix me rendent dingue).

Si vous avez déjà un bon SSD qui traîne dans un vieux PC, recyclez-le ! L’écologie numérique c’est aussi ça… et puis ça fait de la place de stockage en plus si 1 To vous semble juste.

Le watercooling Fantex : un nom imprononçable, des perfs au rendez-vous

Fantex Glacia 1360 M25 G2.

Essayez de prononcer ça trois fois vite après deux cafés serrés, je vous mets au défi. Bon, les ingénieurs marketing de Fantex ont clairement raté quelque chose niveau naming (peut-être qu’ils étaient en télétravail ce jour-là ?), mais techniquement parlant, c’est du solide.

Ce watercooling AIO représente probablement la seule « folie » budgétaire de cette config. Mais attention, nuance importante : il était en promo au moment de l’achat ! Parce que payer plein pot pour un AIO quand on cherche à optimiser chaque centime, ça n’aurait eu aucun sens.

Les ventilateurs sont de la gamme « entrée de gamme » chez Fantex – pas les modèles D30 haut de gamme avec leur système d’emboîtement fancy qui coûte un rein. Le bloc CPU intègre un petit ventilateur pour le VRM qui, en toute honnêteté, sert surtout à faire joli. Mais il est joli hein, reconnaissons-le.

Pour ceux qui veulent vraiment serrer le budget jusqu’à l’os : un bon ventirad bi-tour fera l’affaire. Vous perdrez quelques degrés de refroidissement et tout le côté « classe » d’un AIO, mais votre portefeuille vous remerciera.

La RAM : le drame de 2026

Ah, la mémoire vive…

soupir profond

Parlons-en de la RAM. Parce que franchement, c’est LE scandale de cette année. G.Skill Rip Jaws M5 RGB – le modèle exact importe peu vraiment, n’importe quel kit DDR5 fera l’affaire, même du 16 ou 24 Go pour commencer.

Le problème ? LES PRIX. Mon dieu les prix. La RAM blanche coûte ENCORE PLUS CHER que la RAM noire qui est DÉJÀ surfacturée de manière complètement absurde et injustifiée! C’est quoi le délire ? On paye une taxe couleur maintenant ? Genre « ah vous voulez du blanc monsieur, ça sera 30% de plus merci »…

La stratégie recommandée (et c’est triste d’en arriver là) : achetez un kit basique maintenant, genre vraiment le minimum syndical. Et plus tard – dans six mois, un an, quand les prix se calmeront (parce qu’ils vont bien finir par se calmer… non ?) – vous upgraderez vers du plus rapide, des latences plus basses, tout ça.

Le M5 RGB fait le job. Profil compact, éclairage LED correct sans être transcendant, dissipateur thermique fonctionnel. C’est pas du Trident Z5 niveau finition, mais qui a besoin de perfection quand le budget crie famine ?

Le boîtier Endorph : quand la fonction rencontre la forme

L’ARX 700 d’Endorph en blanc. J’avais déjà construit dans la version noire – super expérience d’ailleurs – mais jamais testé la version blanche. Première fois pour tout !

La façade se retire avec un système magnétique (ces petits « clics » satisfaisants quand ça s’accroche, vous voyez ?). Derrière, une grille mesh qui respire bien, équipée de trois ventilateurs ARGB de 140mm préinstallés. À l’arrière, un quatrième ventilateur de 140mm. Le panneau latéral en verre trempé utilise des vis moletées – enfin quelqu’un qui a compris qu’on n’a pas envie de chercher un tournevis à chaque fois qu’on veut jeter un œil à l’intérieur.

Détails qui tuent : les entretoises de la carte mère sont noires (logique, ça aide à les voir), MAIS les passe-câbles sont blancs. Vous avez idée du nombre de boîtiers qui se plantent complètement sur ce détail ? Des dizaines ! On se retrouve avec des passe-câbles noirs moches dans une config blanche… là, Endorph a pensé le truc.

Par contre (parce qu’il y a toujours un « par contre »), les câbles du panneau frontal sont restés sombres. Pas blanc. Et comme ils sont visibles à travers la grille mesh… ça casse un peu l’harmonie. Dommage, vraiment.

L’espace de câble management derrière ? Correct. Pas extraordinaire, pas catastrophique non plus. Les câbles des ventilateurs sont blancs (bien !), ceux du panneau frontal non (pas bien !). C’est le genre de détail qui t’énerve à 3h du matin quand tu peaufines ton build…

L’assemblage, ou l’art de la patience

Installation du CPU AMD : lever le bras du socket, aligner les triangles (ces petits triangles dorés qui te sauvent la vie), déposer délicatement comme si tu manipulais un bébé oiseau, rabattre le mécanisme. Classique, efficace, zero stress si tu fais attention.

Les barrettes RAM dans les slots deux et quatre – toujours les deuxième et quatrième hein, pas d’improvisation. Étiquettes vers le CPU. Le SSD glisse tout seul dans le slot M.2 du haut comme du beurre chaud.

Avant de foutre tout ça dans le boîtier, vérification du système de fixation du watercooling. Le manuel Fantex (leurs manuels sont toujours super clairs, respect) explique bien : virer les supports d’origine, installer les entretoises AMD spécifiques, visser le bloc de refroidissement. Easy.

La carte mère ATX entre dans le châssis comme une lettre à la poste – les trous s’alignent naturellement, l’entretoise centrale la maintient stable. Le sachet d’accessoires fourni avec le boîtier contient même des passe-câbles noirs de rechange pour ceux qui voudraient faire du noir et blanc. Sympa l’attention.

Le watercooling arrive en kit détaché (radiateur d’un côté, bloc CPU de l’autre, ventilateurs à part). Les ventilateurs sont déjà câblés en guirlande – une bénédiction parce que gérer quatre câbles de ventilos séparés c’est l’enfer. Tu les visses sous le radiateur, tu retires le panneau supérieur du boîtier, tu installes l’ensemble. Toute la visserie est incluse avec l’AIO.

L’alimentation et le drame des câbles

Endorph Supreo FM6, 1000W. C’est trop puissant pour cette config – largement. Un 750W aurait suffi les yeux fermés. Mais comme elle était dispo et que ça donnait une marge confortable pour des upgrades futurs…

Problème : elle est noire. NOIRE ! Dans une config toute blanche. Solution : rallonges de câbles blanches d’Easy DIY Fab trouvables sur Amazon pour pas cher. Pas le choix vraiment.

L’essentiel c’est qu’elle soit ATX 3.1 avec le connecteur 12VHPWR natif (même si on n’en a pas besoin avec AMD, mais au cas où un jour…). Câblage modulaire : deux pour le CPU, un pour la carte mère, les PCIe 8-pin pour la carte graphique qu’on branchera plus tard.

Raccordement du panneau frontal : USB 3.0 Type-A et C, audio HD en bas à gauche, les petits câbles JFP1 du panneau de contrôle en bas à droite. C’est chiant, c’est minutieux, mais c’est obligatoire.

La carte graphique : le grand moment

Ouverture du carton de la Radeon RX 9070 XT Asus Prime.

Le sceau intact. Chef’s kiss. Cette sensation de découper le film de sécurité… je ne m’en lasse jamais. La carte apparaît dans toute sa splendeur blanche immaculée et là, je me suis dit « putain, ça valait le coup ».

Petit souci technique : elle demande trois connecteurs 8-pin et… il manquait une rallonge. UN. Bien sûr. Parce que Murphy et sa loi ne sont jamais loin.

Mais avant de résoudre ça (spoiler : commande express, 48h d’attente), vient LE moment sacré du build : retirer les films protecteurs. Quatre – QUATRE – pellicules plastiques à enlever. Ce moment où tu pèles doucement, où le film se détache avec ce bruit satisfaisant… c’est quasi méditatif. Si vous ne comprenez pas ce plaisir, vous n’êtes pas un vrai builder (je plaisante… ou pas).

Installation physique : retirer les caches des deux premiers slots PCIe du boîtier, débloquer le clip de maintien de la carte mère, insérer la carte jusqu’au clic, visser contre le châssis. Après réception du câble manquant, branchement, et enfin… le premier démarrage.

Ce que ça donne au final

Au-delà des benchmarks et des chiffres (qui sont excellents, on l’a vu), cette config me plaît énormément visuellement. Oui, on voit où les économies ont été faites – le dongle Wi-Fi ringard, l’unique radiateur M.2, les câbles noirs du boîtier. Mais l’ensemble dégage quelque chose de cohérent, de pensé.

Les tests sur le Yamer G Master GB 3290QSU – un 32 pouces IPS 1440p 240Hz de leur gamme Gold Fenix – confirment que le système est au niveau. Cette dalle est un monstre d’ailleurs, si vous cherchez un écran pour exploiter ce genre de config, foncez.

Les vrais points noirs ? Cette foutue câblerie noire qui gâche un peu l’harmonie visuelle (mais bon, on fait avec), et SURTOUT ce scandale absolu qu’est le prix de la RAM. Blanche ou noire, c’est juste devenu n’importe quoi. On marche sur la tête.

Alors, on construit maintenant ou on attend ?

La vraie question. Celle qui fait mal.

Si vous avez absolument besoin d’une machine maintenant – pour le boulot, parce que votre vieux PC a rendu l’âme, ou simplement parce que l’envie est trop forte – cette config prouve qu’on peut obtenir d’excellentes performances sans hypothéquer son appartement. L’optimisation de chaque composant libère assez de budget pour ne pas trop rogner sur l’essentiel.

L’évolutivité est là aussi : vous pourrez upgrader la RAM plus tard (quand les prix se calmeront… un jour… peut-être… j’espère), ajouter du stockage, même changer de GPU dans quelques années.

Cette machine blanche incarne finalement un compromis intelligent entre réalité budgétaire, performances gaming solides et esthétique soignée. La preuve qu’un PC performant ET beau reste accessible même quand le marché part en vrille sur certains composants.

Construirez-vous votre PC en 2026, ou attendrez-vous des jours meilleurs ? Personnellement… je penche pour le « maintenant » si vous en avez vraiment besoin. Parce que demain n’est jamais garanti, et les prix pourraient tout aussi bien continuer à grimper.

(Mais franchement, ces prix de RAM… quelqu’un peut faire quelque chose ?)

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