2025 aura été… comment dire, une année bizarre pour les ordinateurs portables. Vraiment bizarre. D’un côté, on a eu des avancées technologiques qui donnaient envie de sauter au plafond – les puces AMD qui défient Apple, c’est quand même quelque chose – et de l’autre, Nvidia qui nous a servi probablement le lancement le plus catastrophique qu’on ait vu depuis… je ne sais même pas quand. Entre les processeurs qui cartonnent, la domination d’Apple (toujours aussi agaçante pour certains, magnifique pour d’autres) et Windows qui part complètement en vrille, le paysage des laptops ressemble un peu à un champ de bataille où personne n’a vraiment gagné.
Nvidia et le RTX 5000 : quand tout part en sucette
Alors là, accrochez-vous parce que c’est du lourd.
Le lancement des GPU RTX 5000 pour laptops va rester gravé dans ma mémoire – et pas pour les bonnes raisons. J’ai rarement vu un tel… bordel, franchement. Nvidia a réussi l’exploit de cumuler les bourdes, une après l’autre, créant une confusion monumentale sur le marché. Déjà, ils ont commencé par organiser des aperçus en accès ultra-restreint avant même le lancement officiel (vous savez, ces événements où seuls quelques élus peuvent mettre la main sur le matériel), ce qui a immédiatement alimenté les soupçons : est-ce que toutes les critiques qui allaient suivre n’étaient pas juste du contenu sponsorisé déguisé ?
Et puis… le Blade 16. Ah, le fameux Blade 16.
Choisir cet appareil comme UNIQUE modèle de lancement, c’était… je cherche mes mots. Catastrophique ? Le RTX 5090 à l’intérieur tournait bien en dessous de sa puissance maximale – genre vraiment en dessous – et évidemment, tout le monde l’a comparé aux RTX 4090 à pleine puissance des générations précédentes. Résultat : la conclusion (complètement fausse, mais compréhensible) que cette nouvelle génération n’apportait RIEN. Zéro amélioration. Nada.
Les problèmes se sont empilés comme des crêpes un dimanche matin : retards de livraison massifs (on parle de semaines, voire de mois), une instabilité des pilotes qui rendait les machines quasi inutilisables – j’ai entendu des histoires de gens qui ne pouvaient même pas lancer leurs jeux préférés sans crashes – des prix complètement délirants même avant que les tarifs douaniers n’entrent en jeu, et le pompon, un bug firmware qui limitait TOUS les GPU à une puissance inférieure.
Bon.
Quelques mois plus tard (parce qu’il a fallu attendre, évidemment), des retests complets ont montré que les RTX 5080 et 5090 étaient en fait… plutôt bons. Vraiment bons, même ! Mais le mal était fait. La première impression, vous savez ce qu’on dit. Elle compte énormément dans ce milieu.
Et tenez-vous bien : AUCUN fabricant – genre, pas un seul – n’a eu l’idée brillante d’associer le GPU le plus puissant de Nvidia avec le meilleur processeur disponible, le 9955HX 3D d’AMD. Cette combinaison aurait dû être l’évidence même, la configuration ultime que tout le monde attendait. Mais non. Cette absence a littéralement bridé le potentiel des RTX 5090, privant les utilisateurs (qui avaient sorti des sommes folles) de ce qu’ils méritaient.
Frustrant. Vraiment, vraiment frustrant.
AMD qui sort le grand jeu (enfin, presque)
Si Nvidia a planté son lancement comme un débutant plante sa première présentation en public, AMD a carrément brillé – du moins au début de l’année.
Janvier 2025. AMD débarque avec ses APU Strix Halo (rebaptisés ensuite Ryzen AI Max Plus, parce que bon, le marketing vous savez). Et là… j’avoue avoir été impressionné. Les performances ? Solides. L’efficacité énergétique ? Au top. Cette architecture de mémoire partagée entre GPU et CPU, c’était intelligent, vraiment intelligent. Ça défie directement les puces M4 Pro d’Apple – et quand on connaît la réputation d’Apple dans ce domaine, c’est pas rien.
Mais (il y a toujours un « mais », n’est-ce pas ?) la disponibilité était… comment dire… catastrophique. Ces petites merveilles technologiques n’ont été intégrées que dans UNE tablette gaming et quelques laptops professionnels qu’on compte sur les doigts d’une main. La majorité des gens n’ont même pas pu les toucher, encore moins les acheter. Dommage, vraiment dommage.
AMD a continué avec sa gamme Strix Point AI 300 (qui se débrouillait bien, sans plus) mais la VRAIE star – celle qui mérite qu’on s’y attarde – c’était les nouvelles puces 9000HX 3D pour laptops gaming haut de gamme.
Construites sur l’architecture Zen 5 (la plus récente, la crème de la crème chez AMD), ces processeurs ont littéralement changé la donne. Pas seulement pour les gamers – même si eux étaient aux anges – mais aussi pour tous ceux qui cherchaient des performances multi-cœurs qui déchirent. Ces puces étaient tellement proches de leurs équivalents desktop que… enfin, ça redéfinissait complètement ce qu’on pouvait attendre d’un ordinateur portable.
J’ai testé un modèle équipé de cette puce en juillet dernier, et franchement, j’ai été bluffé par la fluidité. Même en multitâche intense – genre, 47 onglets Chrome ouverts (oui, je sais, c’est une mauvaise habitude), Premiere Pro qui tourne en arrière-plan, et un jeu qui se lance – la machine ne bronchait pas.
Intel entre rattrapage et compromis bancals
Intel, de son côté… ils ont tenté. Vraiment tenté.
L’introduction d’Arrow Lake et Arrow Lake HX était leur réponse aux pressions du marché. Pour comprendre le contexte : Lunar Lake avait débuté fin 2024, s’était prolongé en 2025, mais le problème c’était l’absence de SMT (Simultaneous Multithreading). Résultat ? Les performances multi-cœurs en prenaient un coup, sérieusement.
Arrow Lake a corrigé ça avec jusqu’à 16 threads – ok, c’est cool, c’est une amélioration bienvenue. Mais voilà le truc (et c’est là que ça devient embêtant) : cette techno n’a pas bénéficié des graphiques Xe2 qui faisaient toute la spécificité de Lunar Lake.
Donc Intel s’est retrouvé dans cette situation absurde où ils proposaient une solution qui gagnait d’un côté ce qu’elle perdait de l’autre. Genre, on te donne plus de threads mais on te retire les meilleurs graphiques intégrés. C’est un peu comme si on t’offrait une voiture avec un moteur surpuissant mais sans climatisation… en plein été au Maroc. Pas idéal.
Apple : discret mais toujours au sommet (ça agace, hein ?)
Pour une entreprise qui aime généralement faire du bruit avec ses lancements – souvenez-vous des keynotes où on avait l’impression que chaque nouveau produit allait révolutionner l’humanité – c’était presque suspect. Ils ont lancé le M4 dans le MacBook Air en mars (bon timing, juste avant les beaux jours), puis le M5 en octobre. Mais le déploiement était bizarrement fragmenté, éparpillé entre le MacBook Pro, l’iPad Pro et ce casque Vision Pro à 4 000 dollars (oui, quatre mille, j’ai bien écrit le chiffre).
Cette approche désordonnée n’a pourtant pas empêché Apple de maintenir sa domination absolue dans la catégorie productivité. Le silicium Apple – ces puces custom qu’ils développent eux-mêmes – reste probablement (non, certainement) la meilleure chose qui soit arrivée aux laptops depuis… je ne sais pas, l’invention du trackpad ?
Le M4 apporte des améliorations de performance qui donnent le tournis pour une machine qu’on trouve sous les 1 000 dollars. J’ai même vu des promos à 750 dollars pour un modèle avec 16 Go de RAM et 256 Go de stockage – ce qui est déjà pas mal pour démarrer, même si 256 Go ça part vite quand on commence à accumuler des fichiers.
MacBook Air M4 : le roi incontesté de la productivité
Le MacBook Air avec puce M4, c’est… écoutez, c’est difficile de ne pas sonner comme un fanboy Apple en en parlant, mais objectivement, c’est le meilleur laptop orienté productivité de l’année. Point barre.
Son design unibody en aluminium usiné CNC est certes vieillissant – Apple réutilise ce design depuis des années maintenant – mais il conserve ce côté premium indéniable. Vous le tenez en main et vous SENTEZ la qualité. L’écran est magnifique (lumineux, net, avec ce ratio 16:10 qui change vraiment la vie quand vous bossez sur des documents), et le fait qu’il ne soit pas OLED est paradoxalement un avantage.
Pourquoi ? Le scintillement PWM. Si vous êtes sensible à ça – et beaucoup de gens le sont sans même le savoir – vos yeux vous remercieront. Moi-même, après des sessions prolongées sur des écrans OLED, j’ai souvent des maux de tête. Avec le MacBook Air ? Rien. Nada.
Les performances sont exceptionnelles pour un appareil de seulement 1,1 cm d’épaisseur pesant à peine 1,2 kg (j’insiste sur le « à peine » parce que c’est vraiment léger quand vous le transportez toute la journée dans un sac). La machine gère sans broncher la création de contenu légère, le codage – j’ai fait tourner Visual Studio Code avec plusieurs projets ouverts simultanément, aucun ralentissement – et même du gaming occasionnel.
Bon, pour le gaming, attention : faut que vos applications soient compatibles avec macOS, ce qui n’est pas toujours évident. Mais pour des titres comme Baldur’s Gate 3 ou Hades, ça tourne nickel.
Le clavier et le trackpad sont… ah, le trackpad Apple. C’est vraiment l’étalon-or de l’industrie. Une fois que vous y êtes habitué, revenir à un trackpad Windows c’est douloureux. Et Apple a ENFIN intégré des trucs qu’on réclamait depuis des années : support de deux écrans externes 6K (parfait pour un setup de bureau), webcam de 12 mégapixels avec Center Stage qui vous suit pendant les visios, et une autonomie qui atteint 17 heures de navigation web.
Dix-sept heures. Laissez ça infuser un moment.
Pour les irréductibles de Windows (je vous comprends, j’en suis parfois), le Lenovo Yoga Pro 9i Core Edition représente l’alternative sérieuse. Légèrement plus cher, certes, mais il offre une qualité de construction excellente, un clavier solide – ces touches bien espacées qui cliquent juste comme il faut – et un design épuré sans fioritures inutiles.
La transition vers un écran OLED haute précision colorimétrique, avec l’option d’un tandem OLED qui brille comme un phare dans la nuit, procure une expérience visuelle qui fait saliver les professionnels créatifs. Les processeurs Core Ultra 9 Arrow Lake sous le capot, associés aux GPU RTX 5000 (malgré leurs problèmes de lancement), délivrent des performances multi-cœurs robustes.
L’autonomie ? Près de 16 heures de navigation web lors de nos tests. Et – détail crucial que beaucoup négligent – l’appareil maintient de bonnes performances même débranché, ce qui n’est pas le cas de tous les laptops Windows qui ont tendance à se traîner dès qu’on retire le câble d’alimentation.
Dans la gamme des 1 000 dollars (et c’est là que ça devient intéressant pour les budgets serrés), l’Asus Zenbook 14 se pose en concurrent direct du MacBook Air. Sous le capot : le nouveau Ryzen AI 7 350 basé sur Zen 5 avec 16 threads qui écrase – et j’emploie ce mot délibérément – les options Lunar Lake d’Intel en performances multi-threads.
L’autonomie brille particulièrement : près de 18 heures de navigation web grâce à une batterie de 75 Wh compressée dans un châssis super fin. Ça dépasse même le MacBook Air M4 dans nos tests, ce qui n’est pas rien quand on connaît la réputation d’Apple sur ce point.
Et puis il y a LA différence qui tue : la connectique. USB Type-A pleine taille (pour vos vieilles clés USB et périphériques), HDMI (fini les dongles pour les présentations), prise jack (oui, elle existe encore et c’est bien) et plusieurs ports USB-C. Le MacBook Air avec ses deux ports USB-C et basta fait pâle figure en comparaison.
MacBook Pro : l’outil du créateur pro (et oui, encore Apple)
Pour les créateurs de contenu sérieux – je parle de ceux qui vivent de leur travail, pas du dimanche photographe occasionnel – le choix est d’une évidence presque brutale : MacBook Pro avec puce M4 Pro ou M4 Max.
Lancés fin 2024 (donc techniquement pas des nouveautés 2025, mais ils restent d’actualité), ces modèles sont les références incontestées, point. Et maintenant qu’ils bénéficient de promotions intéressantes chez Best Buy ou B&H Photo, l’affaire devient encore plus attrayante.
Ces laptops délivrent des performances constantes à plein régime – et j’insiste sur « constantes » parce que c’est rare – que vous soyez branchés ou sur batterie. Pour quelqu’un comme moi qui se déplace souvent (trains, cafés, espaces de coworking), pouvoir compter sur la même puissance peu importe la situation, c’est crucial.
L’écran est… comment décrire ça sans tomber dans l’hyperbole ? Superbe. Lumineux, précis colorimétriquement au point où vous pouvez faire du color grading sérieux sans moniteur externe. L’option nano-texture est un game-changer absolu si vous bossez dans des environnements lumineux – adieu les reflets qui vous obligent à vous positionner bizarrement pour voir votre écran.
Les haut-parleurs – et là je pèse mes mots – sont les meilleurs qu’on trouve sur un laptop. Pas « bons pour un laptop », non : vraiment bons. J’ai écouté de la musique dessus pendant mes pauses et franchement, pour du travail audio pas trop exigeant, ils font largement l’affaire.
Le clavier et trackpad fonctionnent en parfaite synergie avec macOS (cette fluidité native qu’on ne trouve nulle part ailleurs), et l’autonomie… elle excelle, tout simplement. Sur une charge complète, j’ai tenu une journée entière de montage vidéo avec Premiere Pro et Final Cut sans toucher au câble d’alimentation.
Mais (parce qu’il y a toujours un « mais » pour équilibrer) si vous êtes fermement ancré dans l’écosystème Windows – logiciels spécifiques, habitudes de travail, préférences personnelles – l’Asus ROG Zephyrus G16 constitue l’alternative parfaite au MacBook Pro.
C’est sans doute un des laptops gaming/création les plus élégants qu’on ait vus. Les CPU Arrow Lake HX mariés aux GPU RTX 5000 offrent un équilibre impressionnant entre performance brute et efficacité énergétique – deux qualités qui s’opposent généralement.
La qualité de construction est remarquable, avec seulement 1,75 cm d’épaisseur (vous réalisez ? moins de 2 cm pour toute cette puissance !) sans aucun compromis sur la connectique. Il y a même un lecteur de cartes haute vitesse pleine taille, ce qui ravira les photographes et vidéastes qui jonglent avec des cartes SD ou CF.
L’écran OLED 240 Hz est… ouf. Lumineux, précis, calibré en usine par Pantone avec 100 % de couverture du gamut DCI-P3, ce qui signifie que les couleurs sont fidèles à ce que vous verrez imprimé ou sur d’autres écrans professionnels. Asus propose même une version 14 pouces qui partage essentiellement les mêmes caractéristiques avec des niveaux de puissance légèrement réduits pour ceux qui privilégient la portabilité.
Alienware Area 51 : le monstre qui réinvente le gaming
Alors là on entre dans le territoire du gaming pur et dur, et franchement, l’Alienware Area 51 remporte la palme haut la main.
Alienware a complètement repensé le concept même du laptop gaming. Fini le design traditionnel en gros boîtier noir rectangulaire qui ressemble à une brique. Là on a un châssis sculpté qui privilégie refroidissement et ergonomie, avec une charnière invisible qui disparaît visuellement, une bosse thermique illuminée à l’arrière (qui pulse et change de couleur selon la température), et même un trackpad lumineux.
L’esthétique gaming est assumée – certains diront que c’est too much, d’autres que c’est parfait. Moi ? Je trouve que si tu achètes un laptop gaming premium, autant qu’il ait de la gueule.
Disponible en configurations 16 et 18 pouces (et le 18 pouces, c’est vraiment une bête), il embarque les CPU Intel Core Ultra 275HX et les GPU Nvidia RTX 5080 et 5090. Mais le véritable atout – celui qui justifie le prix et qui fait toute la différence dans l’expérience quotidienne – c’est le système de refroidissement.
Quad-fan avec chambre à vapeur et cuivre, conçu avec une attention méticuleuse aux détails. Le résultat ? Un fonctionnement significativement plus frais ET plus silencieux que la concurrence sous charge intensive. Et ça, c’est rare. Vraiment rare à ce niveau de performance où généralement les laptops décollent comme des avions de chasse dès que vous lancez un jeu exigeant.
Paradoxalement (et c’est là que ça devient fou), malgré son positionnement ultra-premium, l’Alienware sous-cote ses concurrents comme le ROG Strix SCAR 18 et le MSI Raider A18 de 600 à 800 dollars. Six à huit cents dollars d’économies pour des performances souvent supérieures. Faites le calcul.
L’écran est… stellaire ? (Oui, j’utilise ce mot). Panneau IPS Quad HD 240 Hz de 570 nits – ce qui est TRÈS lumineux – précis colorimétriquement, avec une finition mate qui élimine les reflets gênants et une gradation DC pour des sessions prolongées sans fatigue oculaire. Pas de scintillement PWM pour vous griller les yeux après 6 heures de gaming marathon.
L’évolutivité ? Excellente. Accès facile à deux slots SODIMM supportant jusqu’à 64 Go de RAM DDR5 (largement suffisant pour n’importe quel usage actuel), et un potentiel de stockage qui donne le vertige : jusqu’à 12 To via les slots M.2 supplémentaires. Douze téraoctets. Dans un laptop. On vit une époque formidable.
Bon, quelques réserves quand même parce que tout n’est pas rose : le poids est… conséquent. 3,4 kg pour le 16 pouces (ça se sent dans le sac à dos, croyez-moi), près de 4,5 kg pour le 18 pouces (là on est carrément dans la catégorie « workout involontaire » quand vous le transportez).
Et puis il y a cette option clavier mécanique. N’y touchez pas. Sérieusement, évitez-la comme la peste. Trop cliquante, avec un bruit métallique désagréable qui va agacer tout votre entourage et probablement vous-même après deux heures d’utilisation. Le clavier standard est largement meilleur.
Budget gaming : quand il faut compter ses sous
Pour les gamers qui n’ont pas 2 000 ou 3 000 dollars à claquer (et soyons honnêtes, c’est la majorité d’entre nous), le Lenovo LOQ 15 représente l’option la plus équilibrée du marché.
Il offre essentiellement 90 à 95 % des capacités d’un Legion – la gamme premium de Lenovo – pour beaucoup moins cher. C’est comme avoir une Audi avec un badge Volkswagen : presque la même chose sous le capot, mais votre portefeuille respire mieux.
La qualité de construction ? Excellente pour le prix. Le clavier ? Solide, réactif, avec un travel agréable. Les options de mise à niveau ? Nombreuses (vous pouvez facilement ajouter de la RAM ou changer le SSD). Et l’installation Windows est particulièrement propre, sans le bloatware excessif qui transforme certains laptops neufs en cauchemars où vous passez deux heures à désinstaller des trials de logiciels dont vous n’aurez jamais besoin.
Le LOQ 15 fonctionne de manière fraîche et relativement silencieuse même sous charge, et – détail capital – Lenovo ne bride pas la puissance du GPU comme le font beaucoup de fabricants dans cette gamme de prix pour « gérer la thermique ». Ici, vous obtenez les performances pour lesquelles vous payez.
L’attention cruciale : surveillez le prix réellement payé. Le tarif standard du LOQ 15 est complètement déconnecté de la réalité du marché (genre, ils vous affichent 1 500 dollars alors que la machine en vaut 900). Attendez les promos, elles arrivent régulièrement.
L’Asus TUF A15 ou F16 constitue l’alternative directe avec une philosophie légèrement différente : légère baisse de qualité de construction (le plastique est plus présent), clavier un poil moins premium, luminosité d’écran inférieure et trackpad qui fait le job sans plus.
MAIS (et c’est un gros « mais ») l’écran est plus grand, et surtout, les CPU AMD combinés à une batterie plus généreuse offrent une autonomie qui défie toute logique pour un laptop gaming. On parle de 8 à 10 heures en usage mixte, ce qui est presque inouï dans cette catégorie.
À prix égal, le TUF propose généralement de meilleures spécifications techniques. C’est vraiment un choix entre le polish et la finition du LOQ 15 versus les specs brutes et l’autonomie du TUF.
Windows : la dérive inquiétante d’un géant
Bon, il faut qu’on parle d’un truc sérieux. Un truc qui me met vraiment en colère.
Au-delà des configurations matérielles – processeurs, GPU, RAM, tout ça – il y a un problème systémique, plus profond, plus insidieux qui menace tout l’écosystème Windows : la dégradation progressive, méthodique, presque volontaire du système d’exploitation.
Microsoft pousse agressivement – et j’emploie ce mot délibérément – l’intégration d’intelligence artificielle dans son OS. Copilot par ci, suggestions IA par là, analyseur de comportement ici. Tout ça impacte négativement l’autonomie (les processus IA tournent constamment en arrière-plan, drainant la batterie) et l’expérience utilisateur (popups, notifications, suggestions non sollicitées).
C’est frustrant. Non, c’est plus que frustrant. C’est rageant.
Cette situation pousse activement les utilisateurs vers l’écosystème Apple. J’ai des amis développeurs, des utilisateurs Windows de longue date qui ont TOUJOURS juré que jamais ils ne passeraient à Mac, et là ils me disent « écoute, j’en peux plus, je vais essayer un MacBook ».
Plus préoccupant encore : Microsoft semble complètement aveugle aux dommages qu’il s’inflige. Ils continuent dans cette direction comme un navire qui fonce droit vers l’iceberg pendant que l’équipage regarde ailleurs.
Et cette tendance va continuer en 2026. Et probablement après. Jusqu’à ce que… quoi ? Qu’ils réalisent qu’ils ont perdu une partie significative de leur base d’utilisateurs ? Que les entreprises commencent à migrer vers des alternatives ?
Je ne sais pas. Mais ça me déprime un peu, sincèrement.
2026 : des raffinements plutôt que des révolutions
Alors qu’on se tourne vers 2026, les laptops qui seront présentés au CES (Consumer Electronics Show, le grand salon techno de janvier à Las Vegas) seront probablement… décevants ?
Non, attendez. Laissez-moi reformuler. Ils seront probablement des raffinements plutôt que des révolutions complètes. Pensez : processeurs 5 % plus rapides, batteries 10 % plus autonomes, écrans un peu plus lumineux. Des améliorations incrémentales, pas des bonds technologiques qui changent la donne.
Aucune nouvelle annonce GPU majeure n’est attendue de Nvidia (ils ont déjà lâché les RTX 5000 avec tout le chaos que ça a engendré, ils vont probablement se calmer un moment). Intel et AMD vont sans doute présenter leurs nouvelles générations de processeurs mais… rien de révolutionnaire à l’horizon.
Et puis il y a l’état actuel des prix de la mémoire. DRAM et NAND flash sont en hausse depuis plusieurs trimestres, ce qui rend l’avenir tarifaire des laptops… incertain. Très incertain.
Il existe un risque très réel – et je pèse mes mots – que les laptops deviennent simplement plus chers dans les mois et années à venir. Inflation des composants, tensions géopolitiques qui affectent les chaînes d’approvisionnement, tarifs douaniers qui fluctuent selon l’humeur politique du moment.
Tout ça pénalise ultimement qui ? Nous. Les consommateurs. Ceux qui veulent juste acheter un bon laptop pour bosser, jouer, créer du contenu.
Ma recommandation finale (et c’est du sérieux là) : faites vos devoirs. Vraiment. Ne vous précipitez pas sur la première promo qui brille. Comparez les specs, lisez les reviews de plusieurs sources (pas juste une), regardez des vidéos de tests réels, et surtout : achetez ce qui correspond RÉELLEMENT à vos besoins.
Vous faites principalement du traitement de texte et de la navigation web ? Un MacBook Air ou un Zenbook 14 fera l’affaire, pas besoin d’un monstre à 3 000 dollars.
Vous êtes créateur de contenu pro ? Investissez dans un MacBook Pro ou un Zephyrus G16, ça va changer votre vie professionnelle.
Vous êtes gamer hardcore ? L’Area 51 ou même un bon TUF A15 selon votre budget.
Et surtout, dépensez de manière responsable. Le laptop le plus cher n’est pas nécessairement le meilleur pour VOUS. Dans un marché en pleine mutation, avec des prix qui risquent de grimper et des technologies qui stagnent un peu, l’intelligence c’est de trouver le sweet spot entre vos besoins réels et votre budget.
Voilà. C’était mon tour d’horizon de 2025, avec ses hauts, ses bas (surtout des bas du côté de Nvidia), et ses quelques pépites qui méritent vraiment qu’on s’y intéresse.
2026 sera… différent ? On verra bien.


