PC gaming haute gamme

PC Gaming à 1 300$ : Le meilleur rapport qualité-prix malgré la flambée des prix de la RAM

Une configuration performante pour le 1080p et le 1440p dans un contexte de marché difficile

Dans un contexte où les prix de la mémoire vive explosent en raison de la demande massive en IA, il reste possible d’assembler un PC gaming performant pour 1 300 dollars. Cette configuration promet une domination en 1080p et d’excellentes performances en 1440p, tout en gardant la porte ouverte aux futures mises à niveau.

Le truc dingue en ce moment ? Un kit de 32 Go de DDR5 vous coûte environ 180 balles. Oui, vous avez bien lu – 180. C’est… comment dire… complètement insensé quand on y pense ? Genre vraiment. Et devinez qui est responsable : OpenAI et toute la clique de l’IA qui achètent littéralement TOUS les modules DDR5 disponibles sur la planète. Merci ChatGPT, vraiment.

Mais attendez (parce qu’il y a toujours un « mais » dans ces histoires-là), pendant que la RAM part en vrille totale, d’autres composants… ils dégringolent. Les cartes graphiques ? En chute libre. Les processeurs ? Pareil. C’est presque drôle si ça n’était pas si frustrant.

Donc voilà – cette config tire parti de ces baisses pour compenser la hausse délirante de la mémoire vive et maintenir un budget qui reste… enfin disons « raisonnable » sans trop se mentir. L’objectif ? Faire tourner les jeux AAA actuels sans vendre un rein.

Le combo gagnant : RTX 5070 et ryzen 5 9600X (spoiler : nvidia gagne cette manche)

La carte graphique qui fait mal à AMD

Alors là, accrochez-vous parce que c’est un revirement de situation assez spectaculaire – la RTX 5070 de Nvidia est devenue (oui, vraiment) l’option la plus intéressante niveau rapport qualité/prix. Je sais, moi aussi j’ai dû vérifier deux fois.

Aux States, les prix sont passés SOUS les 500 dollars sur plusieurs modèles. Au Royaume-Uni ? On parle de 469 livres pour certaines références. C’est genre 50 à 60 dollars d’économie par rapport à la RX 9070 d’AMD… qui était pourtant la chouchoute de ces derniers mois niveau valeur.

Le modèle choisi ici – la MSI Gaming Trio – elle en jette vraiment avec ses trois ventilateurs, sa grosse plaque arrière et ce petit dragon métallique qui fait son effet (bon, c’est un détail, mais ça compte quand tu regardes ton setup tous les jours). Les 12 Go de VRAM ? Pile poil ce qu’il faut pour du 1080p musclé et surtout du 1440p confortable.

Et puis il y a tout le package Nvidia : DLSS, ray tracing, génération de frames… L’arsenal complet quoi. Après, si vous êtes pas fan de ces technos, bah vous les utilisez pas, mais au moins elles sont là si jamais.

AMD alors ? Eh bien le problème c’est qu’ils ont apparemment pas l’approvisionnement nécessaire pour faire baisser leurs prix sous le MSRP et rivaliser. Leur 9070 XT était top pendant des mois – vraiment top – mais là… bah ils peuvent pas suivre la bataille des prix. C’est dommage parce que la concurrence c’est toujours bon pour nous autres joueurs.

Un processeur qui voit loin (ou comment ne pas se fermer de portes)

Côté CPU, direction AMD encore une fois avec le Ryzen 5 9600X. Pourquoi celui-là spécifiquement ? Parce qu’il remplit une double mission – et ça c’est malin : tenir la route en 1440p tout en explosant les compteurs en 1080p.

En 1440p (où franchement le CPU est moins souvent le goulot d’étranglement), ce processeur offre même un peu PLUS de puissance que nécessaire – mais c’est pas grave du tout. En 1080p par contre ? Là il montre vraiment de quoi il est capable. C’est comme avoir une voiture de sport sur l’autoroute : vous utilisez pas toute la puissance mais quand vous en avez besoin… elle est là.

L’alternative logique aurait été le Ryzen 7600 de la génération précédente, sauf que… le 9600X coûte maintenant seulement 20 dollars ou livres de plus. Vingt. Pour les perfs supplémentaires que vous obtenez ? C’est du vol (dans le bon sens).

Intel alors – bon bah c’est pas glorieux de leur côté. Leurs Core Ultra ne font juste… pas le poids à ce niveau de prix. Point. Certains Core Ultra comme le 7 offrent plein de cœurs pour pas trop cher (relativement parlant) mais pour le GAMING pur et dur ? AMD écrase tout actuellement. Désolé Team Blue, mais c’est la réalité du marché en ce moment.

Les autres pièces du puzzle (où ça devient technique mais pas trop)

Refroidir ce monstre sans se ruiner

Petit détail qui compte : le 9600X arrive sans ventirad. Vous ouvrez la boîte et… rien. Elle est trop fine pour en contenir un de toute façon. Donc faut en acheter un séparément – logique implacable.

Direction le Valkyrie Surge SL125, un refroidisseur à air qui coûte environ 25 dollars/livres. Dans cette gamme de prix c’est un peu la jungle en ce moment – les options changent constamment, genre vraiment tout le temps. Le Surge SR125 se bat désormais avec le Vetroo V5 (qui était LE choix il y a encore quelques mois) et les trucs de chez Thermalright qui sortent de nulle part pour tout chambouler.

Qu’est-ce qu’on a pour notre argent ? Un ventilateur ARGB de 120 mm qui est – faut le reconnaître – vraiment de bonne qualité. Flux d’air correct, pression solide. Le dissipateur thermique est argenté (mouais, pas ouf niveau esthétique mais bon…), par contre le dessus est noir donc une fois le ventilateur installé l’ensemble reste sympa à l’œil. Petit logo Valkyrie qui s’allume aussi – c’est mignon.

Et honnêtement ? À ce prix tous les concurrents ont aussi des dissipateurs argentés donc dépenser 20-30 balles de plus juste pour avoir du noir… ça se discute. Vraiment.

La carte mère : MSI frappe encore

La MSI MAG B850 Tomahawk Max Wi-Fi – rien que le nom ça en jette. Le choix du chipset B850 c’est pas anodin : les chipsets haut de gamme d’AMD sont complètement inutiles pour cette config (on va pas payer pour des trucs qu’on utilisera jamais), et leur B840 entrée de gamme… bah personne l’achète donc bon.

La gamme Tomahawk de MSI c’est un peu la référence depuis des années – je me souviens de ma première Tomahawk sur plateforme Intel y’a… pfiou combien ? Six ans ? Sept ? Et le rapport qualité/prix était déjà dingue à l’époque.

Ce modèle en particulier est blindé de fonctionnalités. Les entrées-sorties à l’arrière ? Solides : Ethernet 5 gigabits (oui monsieur) et Wi-Fi 7 – des trucs que vous trouverez PAS sur les cartes moins chères. L’alimentation CPU est aussi légèrement meilleure que sur les B850 bas de gamme… ces petits détails qui font la différence sur le long terme.

Mais le VRAI gros point fort – celui qui compte vraiment pour l’avenir – c’est que cette carte peut faire tourner des processeurs haut de gamme sans broncher. Ça veut dire quoi concrètement ? Que dans deux-trois ans quand vous voudrez upgrader, vous pourrez. Pas besoin de tout racheter. La carte mère suivra.

Et tenez-vous bien : vous pouvez flasher le BIOS SANS CPU installé. Genre vous recevez votre nouveau Ryzen 10000 (s’ils l’appellent comme ça), vous mettez à jour le BIOS avant même d’installer le processeur, et hop ça roule. C’est brillant comme concept.

Support PCI Gen 5 pour le GPU et les SSD NVMe ? Check. Et puis ce petit système de déverrouillage GPU sans outil avec le bouton « lock/unlock » – franchement c’est le meilleur du marché entre Asus, MSI et Gigabyte. Simple, efficace, vous savez toujours où vous en êtes. Pas de prise de tête.

RAM et stockage : bienvenue en enfer (ou presque)

Le stockage c’est le Crucial P310, un SSD de 1 To qui tourne autour de 95 dollars actuellement. Pour ce build le 1 To suffit largement – même si bon, une option 2 To existe si vraiment vous téléchargez Call of Duty ET tous ses DLCs qui pèsent 300 Go à eux seuls (sérieux Activision, faites un effort).

C’est un disque Gen 4 qui envoie jusqu’à 7 Go/s en lecture et écriture. Largement suffisant. Genre même trop pour du gaming pur – mais c’est pas plus cher donc autant en profiter non ?

La mémoire vive par contre… soupir. Team Group Delta DDR5 dans ce build précis, MAIS franchement ? Achetez N’IMPORTE QUEL kit de 32 Go à 6000 MHz ou plus. On s’en fiche un peu de la marque en ce moment vu les prix – ce qui compte c’est la latence : aussi proche de 30 que possible, aussi loin de 40 que vous pouvez.

CRUCIAL (jeu de mots involontaire) : prenez deux barrettes de 16 Go. Pas une de 32. DEUX de 16. Pour le double canal. Sinon vous perdez des perfs bêtement.

Les 32 Go sont devenus indispensables – plus une option. Modern Warfare 3 à lui seul peut bouffer 16 Go dans certaines situations. C’est fou quand on y pense mais c’est la réalité 2025.

Le boîtier et l’alimentation (la base de tout, littéralement)

Montek XR : quand le verre rencontre l’efficacité

Le boîtier c’est le Montek XR et franchement… j’ai un petit faible pour ce modèle. L’espace intérieur est généreux – pas de cette sensation d’oppression que vous avez avec certains boîtiers compacts où vous devez plier la carte graphique en deux pour la faire rentrer (j’exagère à peine). Les cartes mères ATX standard rentrent sans souci, les passe-câbles sont bien placés.

Livré avec TROIS ventilateurs d’office : deux à pales inversées en admission, un standard en extraction. Et cette grille aérée en bas pour l’alimentation – ça respire bien tout ça.

Le prix ? C’est là que ça devient intéressant : c’est l’un des boîtiers les plus abordables du marché AVEC ces trois ventilateurs inclus et cette qualité de construction. Parce que oui, certains boîtiers à 50 balles vous arrivent nus comme des vers – zéro ventilo – et vous devez raquer encore 30-40 dollars juste pour avoir de quoi ventiler votre système.

Par contre – et faut être honnête – ce boîtier n’est PAS fait pour les configs ultra high-end avec des GPU qui consomment 450W et nécessitent un flux d’air de malade. La façade en verre c’est joli mais ça limite quand même l’arrivée d’air. Pour notre système avec son CPU 65W et sa carte graphique relativement raisonnable niveau conso ? C’est parfait. Pile dans le mille.

MSI MAG A750GS : l’alimentation qui a tout compris

750 watts de puissance avec la MSI MAG A750GS. MSI revient encore dans cette config (ils sponsorisent pas cet article promis) mais c’est juste qu’ils font des trucs cohérents niveau rapport qualité/prix en ce moment.

À l’arrière de l’alim : le connecteur natif 12V 2×6 – absolument INDISPENSABLE pour les cartes graphiques modernes. La MSI 5070 l’a aussi, mais même si vous preniez une 9070 AMD qui l’aurait pas, vous le voulez quand même sur votre alimentation. Pourquoi ? Futur-proofing. Dans deux ans quand vous changerez de GPU, vous serez bien content de l’avoir.

Les câbles fournis… ah les câbles ! Ils sont gainés de nylon câble par câble. Pas de tressage individuel certes, mais visuellement c’est très propre. TRÈS propre même. Certaines alims vous donnent des câbles qui ressemblent à des spaghettis noirs – là non, ça a de la gueule.

Vous avez deux câbles pour le GPU : un qui transforme le 12V 2×6 en deux connecteurs 6+2 broches (pour les anciennes cartes), et un autre qui va direct sur le port PCI Gen 5. Plus tous les câbles standard : CPU, carte mère, SATA si besoin.

Petit conseil : gardez les vieux câbles même si vous les utilisez pas. Dans une boîte. Au cas où. On sait jamais.

Les perfs en jeu : là où ça devient sérieux (et chiffré)

Le setup de test : un écran qui en met plein la vue

Les tests ont été faits sur un MSI MAG271QPX – un écran QD-OLED (quantum dot + OLED pour ceux du fond qui suivent pas) qui tourne à 240 Hz en 1440p. C’est clairement overkill pour ce build, soyons honnêtes. Mais ça permet de voir exactement où on en est : soit vous jouez en haute fréquence en 1080p, soit vous privilégiez la beauté visuelle en 1440p.

Les deux approches sont valables. Vraiment. Ça dépend de votre style de jeu.

F1 2025 : 168 fps (vroom vroom en fluide)

Premier jeu testé : F1 2025. Mode benchmark intégré, préréglage 1440p Ultra High. Résultat ? 168 images par seconde. C’est… comment dire… vraiment solide ? Genre même pour un jeu de simulation qui demande pas mal de ressources, on est large au-dessus des 144 Hz standards.

Le benchmark c’est moins sexy visuellement que le jeu en course réelle (évidemment), mais ça donne une idée précise de ce que le système peut encaisser niveau graphismes. Et clairement, ça tient la route.

Call of Duty Black Ops 6 : 165 fps pour dominer le multi

CoD Black Ops 6, testé en 1440p avec la rastérisation haute (pas de ray tracing activé donc). On tape 165 fps – pile dans la zone de confort pour être compétitif en multi ou en zombies. Vous allez pas vous faire rouler dessus à cause de votre framerate, c’est sûr.

Après si vous êtes du genre à vouloir exploiter un écran 360 Hz (ils existent, et certains joueurs pros les utilisent vraiment), bah passez en 1080p et vous monterez encore plus haut. Simple.

Cyberpunk 2077 : 126 fps dans Night City

Cyberpunk 2077… ah Cyberpunk. Testé via le benchmark (encore une fois moins spectaculaire que le jeu lui-même mais bon). Préréglage 1440p High : 126 fps.

Pour un jeu aussi gourmand techniquement – et on parle quand même d’un titre qui a fait fondre des configs au lancement – c’est honnête. Très honnête même. Vous pouvez vous balader dans Night City avec tous les néons qui clignotent sans voir votre framerate partir en cacahuète.

Battlefield 6 : 122 fps (le dernier au-dessus de 100)

Battlefield 6 en 1440p High : 122 images par seconde. C’est le dernier jeu de cette sélection à dépasser la barre symbolique des 100 fps. Et pour un Battlefield avec ses explosions, ses 64 joueurs qui courent partout, les véhicules, les destructions… c’est carrément respectable.

La fluidité est là même quand ça part en vrille à l’écran. Et croyez-moi, dans Battlefield ça part TOUJOURS en vrille à un moment ou un autre.

Marvel’s Rivals : 97,6 fps (si proche et pourtant si loin)

Premier jeu à passer sous les 100 fps : Marvel’s Rivals. 97,6 fps en 1440p High. On est JUSTE en dessous – genre vraiment juste. C’est frustrant ? Un peu. Mais bon, 97 fps c’est pas 60 non plus hein.

Pour ce titre vous pourriez soit passer en 1080p pour exploser la barre des 100 (et probablement taper dans les 130-140), soit baisser quelques réglages graphiques en gardant le 1440p. Les deux options fonctionnent selon vos priorités : framerate vs beauté visuelle.

Doom The Dark Ages : 74 fps (le costaud de la bande)

Et enfin… Doom: The Dark Ages. 74 fps en 1440p High. C’est LE jeu le plus exigeant de cette sélection – et de loin. Le seul vraiment sous les 100 fps avec une marge conséquente.

Pour Doom, la recommandation est claire : soit vous passez en 1080p (où vous devriez facilement dépasser les 100), soit vous baissez les settings. Le 1440p High c’est trop demander pour cette config sur ce titre précis. Mais bon, c’est aussi un jeu techniquement dingue donc… pas de surprise.

Le montage : facile… enfin presque (guide de survie)

Bon alors l’assemblage. C’est pas sorcier – vraiment pas – mais faut quand même suivre un certain ordre pour pas se retrouver à démonter la moitié du truc parce qu’on a oublié un câble quelque part.

Étape 1 : Le processeur Triangle dans le coin supérieur gauche. Toujours. Si vous le mettez ailleurs… bah ça va pas fonctionner et au pire vous cassez des pins à 300 balles. Levez le bras du socket, posez délicatement le CPU (genre DÉLICATEMENT, pas comme si vous jetiez des fléchettes), rabaissez le bras. Clic. C’est bon.

Étape 2 : La RAM Emplacements 2 et 4 pour le double canal – pas 1 et 2, pas 3 et 4. Les 2 et 4. Pourquoi ? Parce que c’est comme ça que les cartes mères fonctionnent depuis la nuit des temps (bon j’exagère mais vous voyez l’idée). Petit clic satisfaisant quand elles sont bien en place. Si vous entendez pas le clic… c’est qu’elles sont pas bien en place. Logique implacable.

Étape 3 : Le SSD M.2 Sous le dissipateur thermique de la carte mère – système sans outil chez MSI qui est franchement bien foutu. Vous soulevez le petit loquet, vous glissez le SSD (il va à un angle de genre 30 degrés), vous appuyez pour le plaquer, vous fermez le loquet. Boom. Fini.

Étape 4 : Le ventirad (là ça devient coton)

Alors le Valkyrie Surge… j’avoue que c’était la première fois que je montais ce modèle précis. Le packaging est sympa (détail inutile mais je le mentionne quand même) et tout est bien étiqueté : un sac pour Intel, un pour AMD.

Vous vissez les posts noirs aux quatre coins autour du processeur, puis les brackets argentés par-dessus. Les posts dépassent à l’extérieur du CPU – c’est normal, c’est fait exprès. Ensuite vous serrez avec les vis argentées (à la main d’abord, puis au tournevis pour finir proprement).

Pâte thermique : un grain de riz. PAS PLUS. J’insiste parce que j’ai vu des gens mettre la moitié du tube – c’est inutile et ça déborde partout après.

Le cooler se pose dessus, vous vissez, et voilà. Ah et il y a un câble RGB en plus pour le logo Valkyrie qui s’allume – c’est mignon mais j’avoue j’avais raté ce détail au début.

Dans le boîtier maintenant

Le Montek XR étant en ATX, tous les standoffs sont au bon endroit. Neuf vis : trois en haut, trois au milieu, trois en bas. NE SAUTEZ AUCUNE VIS. Sérieux. Votre carte mère vous remerciera de pas flex bizarre quand vous appuyez dessus.

Les câbles de la façade : HD Audio en bas à gauche, JFP1 (pour le bouton power et tout ça) en bas à droite, USB type-A et type-C sur leurs headers respectifs. Les ventilateurs du boîtier sont daisy-chainables – pratique pour pas multiplier les câbles partout.

L’alimentation

Ventilateur vers le bas pour aspirer l’air frais du dessous (sauf si vous avez une moquette épaisse comme un tapis persan, dans ce cas ventilo vers le haut). Quatre vis à l’arrière. Câbles : CPU (un câble avec deux connecteurs – inhabituel mais pratique), carte mère (le plus gros), et le câble GPU avec son magnifique 12V 2×6.

La carte graphique (le moment de gloire)

Certaines baies PCI à l’arrière étaient déjà retirées sur le boîtier (vécu) – heureusement c’était les bonnes. Vous déverrouillez le loquet PCI avec le bouton lock/unlock de MSI (MEILLEUR système du marché, je persiste), vous glissez la carte… un peu de pression… clic. Relock. Deux vis pour la fixer à l’arrière du boîtier. Câble d’alimentation.

Et voilà. PC monté.

Bon après faut faire la gestion des câbles proprement sinon ça ressemble à un nid de serpents là-dedans, mais techniquement… c’est fonctionnel.

Le verdict final : ça vaut le coup ou pas ?

Alors voilà… on arrive au bout de ce périple à 1 300 dollars. Est-ce que ça vaut le coup de monter ce PC MAINTENANT avec les prix de la RAM qui ressemblent à une blague cosmique ?

Oui. Mais avec des nuances.

Cette config réussit un truc pas évident : rester performante malgré un marché complètement schizophrène. D’un côté vous avez la RAM qui explose (merci l’IA et ses besoins délirants en mémoire), de l’autre vous avez des GPU et des CPU qui se soldent comme des petits pains rassis. C’est bizarre. Vraiment bizarre. Mais on en profite.

La RTX 5070 à moins de 500 dollars ? Y’a six mois personne aurait parié là-dessus. Le Ryzen 5 9600X qui se rapproche du prix du 7600 ? Pareil. Ces baisses compensent – pas complètement mais quand même – la hausse délirante de la DDR5.

Les perfs : du solide en 1440p, du délire en 1080p

Six jeux sur sept au-dessus de 100 fps en 1440p High/Ultra. C’est… ouais c’est bien. Très bien même. F1 2025 et CoD qui tapent dans les 165-168 fps ? Vous avez de la marge pour activer quelques options graphiques supplémentaires si ça vous chante.

Cyberpunk et Battlefield qui tiennent la route autour de 120-125 fps ? Parfait pour une expérience immersive sans sacrifier la beauté visuelle.

Marvel’s Rivals juste sous les 100 et Doom à 74 ? Bah là on touche les limites de la config en ultra qualité. Mais rien qu’un petit passage en 1080p ou quelques réglages ajustés ne puisse régler.

Et justement parlons-en du 1080p – parce que c’est là que ce système devient vraiment une bête de course. Tous ces framerates ? Multipliez-les par 1.3 à 1.5 en moyenne. Vous tapez facilement dans les 200+ fps sur CoD, F1, Battlefield… De quoi exploiter ces écrans 240 Hz (voire 360 Hz pour les fous furieux du compétitif).

L’évolutivité : penser à demain (sans se ruiner aujourd’hui)

Le choix de la carte mère MSI B850 Tomahawk c’est vraiment le move intelligent ici. Support PCI Gen 5 ? Check. Flash BIOS sans CPU ? Check. Capacité à gérer des processeurs haut de gamme AMD futurs ? Check check check.

Dans deux-trois ans quand AMD sortira ses Ryzen machin-chose 10000 ou 11000 (ou peu importe comment ils les appelleront), vous pourrez upgrade JUSTE le CPU. Pas besoin de racheter carte mère, RAM, boîtier, alimentation… Juste le processeur. Ça c’est de l’investissement malin.

Pareil pour la carte graphique – le connecteur 12V 2×6 sur l’alimentation vous permet de passer à n’importe quelle future carte sans souci. Les 750W sont largement suffisants pour gérer même une RTX 6070 ou 6080 (si elles s’appellent comme ça) dans quelques années.

Le truc de la RAM (encore et toujours)

Bon il faut en reparler parce que c’est quand même le point noir de ce build. 180 balles pour 32 Go c’est juste… soupir profond. C’est douloureux. Vraiment.

L’espoir – le MINCE espoir – c’est que les prix se stabilisent dans les prochaines semaines. Peut-être que quand OpenAI et compagnie auront fini de tout rafler, le marché retrouvera un semblant de normalité. Peut-être. Ou peut-être pas.

En attendant le conseil reste le même : achetez le kit de 6000 MHz (ou plus) le moins cher que vous trouvez avec de bonnes reviews. Marque ? On s’en fout un peu. Latence proche de 30 ? Important. Deux barrettes de 16 Go ? Crucial (re-jeu de mots).

L’esthétique : bonus sympathique

Les deux panneaux de verre du Montek XR donnent vraiment bien – surtout avec le RGB subtil (SUBTIL, pas ces trucs arc-en-ciel qui clignotent comme des boîtes de nuit). Le petit logo Valkyrie qui brille doucement, la MSI 5070 avec son dragon… ça a du cachet sans être bling-bling.

Après si vous êtes du genre « tour sobre tout noir mat sans lumière », bah… ce build est peut-être pas pour vous. Mais honnêtement le RGB reste discret comparé à certaines configs que j’ai vues qui ressemblent à des sapins de Noël ayant absorbé des substances illicites.

le marche acctuel

1 300 dollars/livres pour ce niveau de performances en 2025 avec le marché actuel ? C’est un deal correct. Pas exceptionnel (la RAM plombe tout), pas mauvais non plus. Correct.

Vous dominez en 1080p, vous tenez très bien en 1440p, vous gardez la porte ouverte pour les upgrades futures. C’est équilibré. Pragmatique. Malin même.

Si les prix de la RAM baissent dans les semaines qui viennent (croisons les doigts très fort), ce build deviendra carrément excellent niveau rapport qualité-prix. En attendant… bah il reste une option solide pour qui veut un PC gaming performant MAINTENANT sans attendre hypothétiquement des jours meilleurs qui viendront peut-être jamais.

Parce que soyons réalistes deux secondes : attendre « le bon moment » pour monter un PC, c’est comme attendre que TOUS les feux soient verts avant de partir en voiture. Ça n’arrive jamais. Toujours il y aura un composant trop cher, une pénurie quelque part, une nouvelle génération dans trois mois…

Alors ouais. Montez ce PC maintenant si vous en avez besoin. Les jeux AAA de 2025 tournent dessus, les framerates sont là, l’évolutivité aussi. Le reste ? C’est du bonus.

Et puis franchement, après avoir passé deux heures à tout assembler, à galérer avec les câbles, à stresser que le POST se fasse correctement au premier démarrage (il se fait toujours au premier démarrage mais on stress quand même), quand vous voyez enfin Windows s’afficher et que vous lancez votre premier jeu.

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